Je quitte les mondes virtuels pour un temps...Une pause s'impose!
Bonne continuation à tous!
Et vive la vie!
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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met à s'en remettre."
Gustave Flaubert
Je quitte les mondes virtuels pour un temps...Une pause s'impose!
Bonne continuation à tous!
Et vive la vie!
Un conte ...défait!
"Ce n'est pas en ajoutant que l'on s'approche de l'essence, c'est en enlevant."
Pour faire de l'excellente littérature, il suffit de:
- 10 chapitres, 131 pages et trois heures de lecture au maximum.
- une panoplie de personnages fous, tendres, effrayants, bêtes, méchants...Une petite fille à la beauté pure et fragile, un chat goûteur de vin, un marionnettiste étrange, une danseuse espagnole adultère, un voisin bon pour l'asile, un artiste alcoolique, une Vierge, un directeur d'école fumeur fumiste, une caissière "nabote" ...et autres congénères pittoresques ou pathétiques.
- un narrateur tueur "trépasseur" pour qui "le meurtre est une forme supportable du suicide"...Ancien élève médiocre des Beaux Arts, après quelques crimes nécessaires ou accessoires, il consacre sa vie à la recherche de la Beauté ultime, à savoir le dessin de l'oeuf parfait..."le vrai chef-d'oeuvre de l'univers, l'incarnation de l'harmonie".
- un grand méchant loup, une petite princesse qui veut qu'on lui dessine un "mouflon",un chat pas botté...
- un style iconoclaste et absolument irrésistible, qui oscille entre une inventivité jubilatoire, et un classicisme impeccable (ah, les subjonctifs savamment conjugués!).
- un humour constant, parfois déjanté, un art consommé du portrait et de nombreux passages hilarants où le lecteur hésite entre le fou-rire et la consternation...
- un propos très "philosophique", politiquement et littérairement correct, à savoir: où se situe la frontière entre le bien et le mal, qu'est-ce que la Beauté, et comment l'atteindre...mais traité avec une sorte de folie qui éloigne très sûrement l'ennui d'un thème qui pourrait vite faire bailler...
Voilà donc un livre qui ne ressemble à aucun autre, qui m'a enchantée, étonnée, bien fait rire, et émue parfois...
Et puis, quand on tient un blog dont la bannière est une oeuvre (de la photographe allemande Loretta Lux) inspirée d'un tableau de Balthus et représentant une petite fille et un chat, symboles de pureté et de grâce, et dont on a précisément l'impression que l'auteur les a littéralement copiés dans son livre,... comment ne pas être totalement conquise ?...
Des Mémoires faites pour moi, à n'en pas douter...une connivence à laquelle je me plais à croire, et qui fait tout le charme d'une rencontre entre un livre et une lectrice!
Rencontre à moitié inattendue, dont voici la genèse: j'avais lu l'excellente critique de ce livre rédigée par mon ami Richard, du blog Polar noir et blanc, que je vous invite à lire ICI, et j'avais immédiatement été séduite et intriguée...et quelque temps plus tard, dans ma boîte aux lettres, un colis venu du Québec, et le livre dédicacé par l'auteur lui-même...
Merci donc à Richard, qui, me connaissant un peu, savait que le livre me plairait, et merci aussi à Sylvain Meunier, pour cette découverte savoureuse et sortant des sentiers (re)battus...
Et maintenant, un extrait, à défaut de citer le livre entier!!! (mon exemplaire étant abondamment corné et sur-ligné...)
"Je dégustais un pomerol lorsque je vis la grosse concierge d'en face sortir tel un rhinocéros en rut de "son" immeuble, puis tourner à sa droite. Il y a là deux maisons qui se ressemblent comme deux soeurs, deux bâtisses cubiques recouvertes de clins de vinyle rose avec un balcon à chacun de leurs deux étages.Elle passa sans dévier devant la première, vira sec devant la deuxième et descendit les quelques marches de ciment qui menaient à l'entresol , qu'habitait le fou. Faisant fi de la sonnette, elle frappa à coups de poing sur la porte. Le fou, sage dans les circonstances, lui répondit à travers le moustiquaire de sa fenêtre ouverte. Tout juste avait-il eu le temps de lui demander ce qu'elle voulait qu'elle l'invectiva violemment dans un langage abrasif que je ne reproduirai pas ici. Il était question d'une bicyclette volée et la bonne femme soupçonnait, accusait, condamnait le fou!
(...)
Or ce fou de Ronny, voyant l'ennemi abandonner le siège, décida de tenter une sortie et il apparut, torse nu sur le trottoir, invitant la concierge à pénétrer dans son antre afin de constater qu'il ne s'y trouvait que sa bécane à lui, connue de tous. Il s'adressa à elle sur un ton délibérément frondeur, mais il recula aussitôt de deux pas quand la massive femelle se retourna. J 'espérais que, comme dans la chanson, elle allait le massacrer à grands coups de mamelles, mais elle se contenta chichement de s'arc-bouter en pointant son doigt vers lui, pose qui me permit de mesurer l'étonnant volume des masses tremblotante qui pendaient de ses humérus. S'ensuivit un archétype dialogue de sourds , lui répétant son invitation avec avec des accents de microsillon endommagé, elle lui administrant une injonction interdisant à jamais à son interlocuteur de pénétrer dans l'enceinte de "son" immeuble, sous peine d'affronter les foudres d'un mari à elle que, encore aujourd'hui, je n'ai jamais vu faire autre chose qu'ingurgiter de la bière à même la bouteille."
Petite présentation de l'auteur:
Après avoir enseigné pendant trente ans, Sylvain Meunier se consacre maintenant à l’écriture. Il a été trois fois finaliste aux prix du Gouverneur général du Canada pour ses romans Le seul ami, L'homme à la bicyclette et Piercings sanglants. En 2007, il remporte le Prix de création littéraire de la ville de Longueuil pour la série Ramicot Bourcicot. Et, en 2011, il est le lauréat du Grand Prix du Livre de la Montérégie pour L’histoire de MON chien.
Pour se détendre, il aime gratter sa guitare — même s’il dit ne pas avoir l’oreille musicale —, partir en promenade avec son chien, jardiner et jouer au badminton. (source: La courte Echelle)
Source photo: personnelle, ne pas reproduire.
Attention, information importante, à tous mes merveilleux(ses), talentueux(ses),
géniaux(ales) et surtout extraordinairement séduisant(e)s visiteurs(euses) et ami(e)s
:
mon anniversaire ayant lieu le 26 juillet, il vous reste encore largement le temps
d'économiser afin de m'offrir le dernier et maginfique album de Jean-Jacques Sempé...Non, ne me remerciez pas...
Et une pensée pour mon père, en souvenir d'un certain jour de Mai 1981...
Editions Lis ma vie, décembre 2011, 140 pages.
Présentation de l'auteur par l'éditeur:
Née un 4 Juillet en Lorraine, Maryse Tomczak-Hogard vit à Homécourt. Nouvelliste reconnue, "Impasse des petits pas" est son deuxième recueil du genre après "Sillons d'autrefois". Elle est l'auteur de "Appelez-moi Jimmy", un roman en deux tomes, "L'enfant des solitudes" et "La vie sur un fil".
Huit nouvelles pleines d'humanité, parfois de malice, sortes de fables sur le destin de gens ordinaires , confrontés à la crise économique, à la société de consommation toujours plus tentante, à l'égoïsme, , à l'isolement et à la peur. Chaque nouvelle est précédée d'un texte personnel de l'auteure,et typographiquement marqué, où elle confie ses interrogations sur l'évolution de la société, où elle dresse un constat lucide mais nuancé sur des maux que chacun d'entre nous rencontre au quotidien: la solitude, le chômage, la violence, la différence, le paraître, la misère dans la rue, le racisme et la société de consommation.
J'ai beaucoup aimé la sagesse, le bon sens, et souvent la malice, qui se dégagent de ces nouvelles faciles et agréables à lire...On reste ancré dans un quotidien burlesque et douloureux, jamais là où on l'attend.
Qu'est-ce qui pousse cette étudiante brillante mais sans emploi, à suivre un homme inconnu dans la rue? Qui vient mettre sur le chemin de Sophie, petite fille choyée mais solitaire, la surprenante et pétillante Amalia? Sous quel coup de folie un couple sans histoire, mais sans économies, décide-t-il de franchir la frontière de l'honnêteté?
Des personnages comme vous et moi, à l'étroit dans une vie convenue, rêvant d'horizons nouveaux, assoiffés de reconnaisssance, attirés par les vitrines des magasins, mais avant tout en quête d'amour.
Et toujours, en toile de fond, cette Lorraine au coeur d'acier si malmené, qui se bat, mais qui peine , qui souffre, qui désespère , parfois.
Un extrait:
"Un salaud, rien qu'un salaud, le vieux! En se rendant chez le notaire, elle ne s'attendait pas à en ressortir riche mais de là à se retrouver plus démunie qu'avant, c'est la douche froide qui avive la colère d'Anita. Comme si une vie n'y suffisait pas, dans la mort Gino continue de lui rogner l'existence. Il y a une cinquantaine d'années, rayonnants de bonheur, ils se sont engagés pour le meilleur et pour le pire,devant l'assistance émue. Durant cette longue traversée, elle n'a connu ni l'un, ni l'autre. Mais une chose est sûre, le bonheur, elle en a entendu parler mais ils ne sont jamais rencontrés."
"Prenez tout très au sérieux, à l'exception de vous-même." Rudyard Kipling
Je vis en France, en Lorraine, j'aime les arts en général et la littérature en particulier.Je m'intéresse aussi beaucoup à l'actualité sous toutes ses formes.Bref, je suis curieuse de tout!
Mon maître-mot:l'éclectisme.Mes deux volontés:la tolérance et le respect de l'autre. N'hésitez pas à poster un avis contraire au mien, il apportera un éclairage différent à mes visiteurs.
Je ne dispose pas toujours du temps nécessaire pour mener ce blog aussi bien que je le voudrais, je ne lis qu'un livre à la fois, et comme j'ai une vie à côté, mes chroniques seront sans doute moins nombreuses que je le souhaiterais dans l'idéal!
Alors bienvenue et n'hésitez pas à poster vos commentaires et suggestions!
Références photo bannière: Loretta Lux The waiting girl 2006
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COUPS DE FOUDRE
Romain Gary La promesse de l'aube
Delphine de Vigan Rien ne s'oppose à la nuit
Haruki Murakami Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
COUPS DE COEUR
Fouad Laroui Une année chez les français
Haruki Murakami Kafka sur le rivage
Audur Ava Ólafsdóttir Rosa Candida
Henning Mankell Les chiens de Riga Article Florilège d'été
Morgan Sportès Tout, tout de suite
Sylvain Meunier Les mémoires d'un oeuf
A/D
Françoise Bourdin Article Florilège d'été
F/L
Jean Ferrat
Romain Gary
José Maria de Hérédia
Laura Kasischke
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Henning Mankell Article Florilège d'été
Haruki Murakami Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
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Dominique Sylvain Article Florilège d'été
Christos Tsiolkas Artticle Florilège d'été
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